La mairie de Lannion (Côtes-d’Armor) vient d’éditer un guide pour visiter la ville, avec dix-neuf haltes devant des lieux à valeur patrimoniale. Et une application smartphone pour voir le Lannion d’autrefois.


La municipalité de Lannion (Côtes-d’Armor), avec l’Association pour la recherche et la sauvegarde des sites archéologiques du Trégor (Arssat), propose un guide dépliant, associé à une application pour smartphone. L’occasion de découvrir ou redécouvrir la ville et son patrimoine.

Qu’y a-t-il dans ce nouveau guide des balades urbaines ?

C’est un dépliant qui tient dans la poche. Au recto, le touriste et le Trégorrois curieux y trouveront dix-neuf lieux qui ont marqué l’histoire de Lannion (le quai d’Aiguillon, le pont de Kermaria, la place du Miroir, les églises, les escaliers de Brélévenez…). Au verso, un plan de la ville avec dix-neuf points d’intérêt et le tracé de trois circuits (entre 1,7 km et 4,9 km) pour arpenter les rues. Ce guide est distribué avec le journal de la municipalité et se trouve à l’office de tourisme, sur le quai d’Aiguillon, à Lannion. « Cette nouveauté entre dans une volonté de faire monter en gamme les visites de la ville en toute autonomie et d’accentuer notre démarche de revitalisation du centre-ville », indique Delphine Charlet, maire-adjointe à la culture.

 

Qu’apporte l’application pour smartphone pour ces balades ?

Pour bénéficier de ce service, il faut télécharger l’application Imagina. Quand le promeneur l’active, elle se déclenche à l’approche de chacun des dix-neuf points d’intérêt. « Chaque point est matérialisé par une borne activée en bluetooth. Sur son téléphone, on peut alors obtenir une fiche de présentation et voir entre une et cinq photos de l’endroit en question il y a cent ans. Ces photos anciennes sont extraites des collections personnelles de Maurice André et André Le Person », indique Élisa Suard, chargée d’animation à Lannion. Des versions en breton et en anglais sont en préparation. « Nous sommes preneurs de tout avis sur la balade et l’application. »

 

Existe-t-il un risque de se perdre ?

En théorie, non, puisque le plan est assez clair et agrémenté de photos des principaux sites à visiter. Et pour s’assurer que personne ne s’égare, la Ville a mis en place un fléchage au sol. Des petits autocollants en forme de flèche et correspondant à la couleur de l’itinéraire que le visiteur a choisi d’emprunter.

 

Y aura-t-il quand même des visites avec un guide en chair et en os ?

Oui, et pas qu’une. Depuis plusieurs années, l’Arssat organise des visites guidées dans le centre-ville et rencontre un succès fou. « Nous avons beaucoup de monde, notamment lors des visites nocturnes du jeudi soir, parfois jusqu’à 80 personnes », témoignent Liliane Le Gac et Marie-Louise Le Dissez, guides à l’Arssat. Cette association est une référence sur l’histoire locale. C’est d’ailleurs cette équipe, autour de la présidente Michèle Le Bourg, qui a rédigé les contenus et identifié les circuits du guide des balades urbaines édité par la mairie. Les visites nocturnes ont lieu tous les jeudis soir (sauf le 15 août). Rendez-vous à 20 h, quai d’Aiguillon.

 

Que peut-on apprendre lors des visites guidées ?

Pas question de déflorer le fond des visites de l’Arssat (environ 2 h), mais les deux guides assurent qu’elles raconteront « des petites histoires dans la grande Histoire ». Petit avant-goût avec la rue Émile-Le Taillandier. « Elle s’appelait autrefois rue du Port mais elle a finalement donné son nom à cet ancien maire qui a beaucoup fait pour les pauvres. Peu de gens le savent mais il habitait dans cette rue, dans cette maison », pointe la guide. Si vous voulez savoir de quelle maison il s’agit, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

 

Article publié sur le Ouest France le 10 juillet 2019 à 16h21.